Mémoires d’un site de noctambules nantais

Le logo de nuit du site au milieu des années 2000. [Archives Delapouite]

Mis en ligne en 2004 avec l’ambition de répertorier les bars de la ville et les soirées ou concerts, leboost.com a très vite rassemblé une communauté de plusieurs milliers d’internautes. La concurrence d’autres réseaux sociaux a étouffé son succès dès 2009, incitant ses nouveaux responsables à transformer l’association en entreprise et le site internet en guide papier, mais le forum et les galeries photos de sa première version ont profondément marqué toute une génération de Nantais. Souvenirs.

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C’est l’heure de Boum Bomo

L’idée m’est venue l’an dernier, en plein hiver. Puisque l’affection plus ou moins assumée pour la variété française est le point commun entre tous les passionnés de vinyles que je connais ou presque, et qu’il n’existait encore à Nantes aucun média ni événement consacré, pourquoi ne pas me lancer ?

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Cheviré : décès d’un ouvrier, naissance d’une légende

Le pont de Cheviré en construction, au Sud-Ouest de Nantes. Photo Setra/Forquet

19 juin 1989. Au Sud-Ouest de Nantes, deux ans et demi après le début des travaux, la construction du pont de Cheviré est déjà bien avancée. L’ouvrage d’art s’apprête à franchir la Loire pour accueillir une portion du périphérique et les milliers de véhicules qui l’emprunteront, tout en étant assez haut pour laisser passer les bateaux. Parce qu’à cette époque, le port de Nantes, situé plus en amont, est encore en activité. Mais ce jour-là, tout en haut de l’une des piles, la deuxième côté nord, le décès d’un ouvrier va faire naître une légende urbaine.

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Volume 4 – Hiver 2014

Même Tabatha Cash télécharge mes compilations.

Elle n’a pas de nom, et alors ? Le quatrième volume de mes compilations annuelles est enfin en ligne. Vous y retrouverez un best-of de ce que j’ai découvert dans des bacs de disques ou sur internet ces derniers mois. Le rap américain a presque disparu au profit de la chanson française, tandis que le rap nantais et le FCN se portent bien. Il y a un peu de disco-funk aussi, et de la musique des Balkans. Sans oublier Marie Laforêt…

Téléchargez, écoutez, partagez !

Compilation disponible ici

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« Aujourd’hui, 1995 en bénéficie »

L’affiche du documentaire.

Il était une fois, le rap français. Ses stars incontournables, ses albums cultes, ses petites anecdotes et ses grandes histoires… Parmi lesquelles beaucoup n’ont jamais été racontées. Apparue à la fin des années 90 sous l’impulsion d’une poignée d’artistes comme La Caution, TTC ou le Klub des Loosers, pour ne citer qu’eux, la scène dite « alternative » méritait d’être documentée. Romain Quirot, Antoine Jaunin et François Recordier se sont lancés dans l’aventure il y a trois ans. Leur film « Un jour peut-être – Une autre histoire du rap français » est aujourd’hui enfin terminé.

Parfaitement écrit et très bien illustré, ce documentaire de 52 minutes raconte l’apparition de cette scène en réaction au rap uniformisé de l’époque. Puis ses réussites, ses échecs et son influence. Si l’absence de quelques sujets centraux (l’importance d’Internet, la question de la classe sociale) ou la présence contestable de certains intervenants (Disiz, Fred Musa) fait forcément débat, ce documentaire porté par l’humour et la pertinence du charismatique Gérard Baste devrait vite devenir incontournable et redonner de l’intérêt à quelques vieux albums. Notamment parce qu’il permet de mieux comprendre le contexte dans lequel est né le rap français que l’on écoute dix ans plus tard. 

Venus à Nantes pour présenter leur travail dans le cadre du dixième festival Hip Opsession, Romain Quirot et François Recordier ont bien voulu prendre le temps de répondre à mes questions. Voilà le teaser de leur documentaire, puis l’interview.

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[2005-2014] 10 ans de festival Hip Opsession

Les organisateurs du festival avec C2C et Dilated People, dans les coulisses de Stereolux, le dimanche 19 février 2012. [Photo David Gallard]

Les organisateurs du festival avec C2C et Dilated People dans les coulisses de Stereolux, le dimanche 19 février 2012. [Photo David Gallard]

Raconter l’histoire du festival Hip Opsession, c’est revenir sur dix ans de hip hop à Nantes, en France et dans le Monde. C’est croiser la route des artistes, des organisateurs et des publics qui ont contribué, de près ou de loin, à le faire exister pendant toutes ces années. C’est retranscrire des souvenirs, des anecdotes, des rencontres et des émotions.

Cette rétrospective n’a pas l’ambition d’être exhaustive. Elle se concentre simplement sur les petites histoires et sur les grandes lignes d’un festival qui n’a été que très peu documenté depuis ses débuts. Son histoire, pourtant, est déjà très longue. Elle commence bien avant la première édition…

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« On expérimente, on provoque, on s’amuse »

Le collectif Virage à Nantes dans son laboratoire. Photo Virage à Nantes

Le collectif Virage à Nantes dans son laboratoire. Photo Virage à Nantes

Ils sont trois, cinq, quinze. Graffeurs ou pas, Nantais ou non. L’an dernier, ils sont apparus brièvement dans la paysage culturel de la ville, en même temps que le Voyage à Nantes, avec une peinture géante (« Où sont les gens du voyage à Nantes ? »), et des œufs sur le plat dessinés au pied du « Nid ». Après dix mois de silence, ils sont réapparus cet été en collant de fausses affiches annonçant Tri Yann, le groupe de Jean-Louis Jossic, adjoint à la culture de la ville de Nantes, en concert à Notre-Dame-des-Landes. Puis ils ont volé le panneau officiel de l’évènement dont ils se moquent pour relayer ses vacances virtuelles via des photomontages publiés sur une page Facebook. Rencontre avec le Virage à Nantes, collectif mystérieux, insaisissable, insolent et ambitieux.

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